Oublier pour comprendre

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Oublier pour comprendre

Lorsqu'on vous offre un petit vin blanc, bien frais, par un jour de forte chaleur, tendez-cous un verre plein d'eau?
Rien. Vous avez soif de bonheur autant que d'une boisson rafraîchissante par temps chaud.
Mais si vous appportez à l'étude des lois qui le conditionnent un entendement empli de tous les lieux communs sur la fatalité,
sur la prépondérance de la maladie, de la misère, du désespoir, qu'en tirerez-vous? Néant.
Donc, si vous voulez avcquérir les connaissances inidspensables pour faire régner la joie dans votre propre existence
et sur terre, vous devez faire table rase de tous vos préjugés, contre l'évidence même.
A la base de l'étude des lois du bonheur se place un acte d'humilité: pour savants que nous soyons dans les sciences humaines,
pour fiers que nous puissions être de la logique de notre cerveau, nous devons admettre que nous ignorons toutes les lois grandioses
qui feraient de ce monde un monde harmonieux, si tous les appliquaient.
L'univers est semblable à une symphonie créée par un compositeur de génie, mais chacun des musiciens joue faux la partie qui lui a été confiée,
faute d'avoir appris ses notes. On peut être un grand physicien, un grand homme d'affaires, un illustre personnage,
et ne pas savoir la gamme. On peut avoir réussi partiellement sa vie, et ne pas être heureux: c'est le cas la plupart du temps,
les êtres parfaitement heureux sont rares sur terre, et ces privilégiés connaissent et appliquent les lois du bonheur.
Pour y parvenir, ils ont commencé par admettre qu'ils avaient tout à apprendre, ils se sont oubliés eux-mêmes, ils ont rendu à la connaissance
une coupe vide, que l'Esprit en eux a emplie.
Ces lois, ce n'est pas moi qui les invente. Elles sont aussi vieilles que notre planète.
Onles trouve dans la Bible, dans les livres sacrés de l'Inde et du Tibet, dans les écrits des sages de la Chine et,
plus récemment, dans l'Evangile.
Mais l'accoutumance les a recouvertes d'une épaisse couche de poussière, et beaucoup s'y croient fidèles
qui n'observent que la lettre, sans se donner la peine d'n saisir l'sprit.
C'est à cet esprit des lois de vie qu'il faut être ouvert, au mépris de toute vanité des connaissances humaines.
Enfin, ce qui compte, ce n'est pas ce que vous apprenez, mais ce que vous faites.
Il vous faut travailler à acquérie des habitudes nouvelles.
Savoir, c'est agir. Toute acquisition intellectuelle qui ne se réflète pas dans nos actes est nulle.
Vous devez renaître de l'esprit, et vivre selon l'esprit.

Marcelle AUCLAIR, le livre du bonheur