Qu'est-ce que la métamédecine?

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Qu'est-ce que la métamédecine?

 
Le mot métamédecine est formé du préfixe grec méta, qui signifie au-delà, et du mot médecine. La métamédecine va au-delà de l'effacement de la douleur ou de la disparition des symptômes. Elle met l'accent sur la recherche du facteur responsable du mal-être ou de la maladie.
En métamédecine, la douleur, le malaise ou l'affection sont considérés comme des signes avant-coureurs de la rupture de l'harmonie dans une partie de l'organisme. Faire disparaître ce signal sans en chercher l'information correspondante revient à faire taire l'alarme du détecteur de fumée qui a décelé la présence d'un foyer d'incendie.
Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas suivre de traitement, ne pas prendre des médicaments; mais il faut aller plus loin que cela, trouver l'élément déclencheur de notre maladie si on veut s'en libérer totalement et définitivement.

 

Comment la métamédecine peut intervenir dans le processus de guérison


La métamédecine aide à reconstituer l'histoire d'un malaise, d'une maladie ou d'un mal-être profond en remontant autant que possible à l'apparition des premiers symptômes. Cela est assez facile pour les petits malaises, mais c'est un travail plus ardu pour les maladies graves ou chroniques.

Quand un événement nous touche, vient "nous chercher", c'est qu'il réveille de vieilles blessures. Aller à la racine de ces émotions n'est pas une tâche facile, plusieurs préféreront prendre des médicaments toute leur vie ou endurer les symptômes, car la souffrance physique leur paraît moins pénible que la souffrance émotive qui se cache en-dessous. Mais vaincre ses peurs et aller jusqu'au bout amène une véritable libération et des changements profonds dans sa vie.

En tant que thérapeute, je peux constater quotidiennement la justesse de la métamédecine, que j'utilise pour aider mes patients à aller à la racine de leur problème. Avec quelques questions, je les mets sur la piste et souvent ce sont eux-même qui font les liens. Je constate que les gens sont de plus en plus ouverts à ces idées, alors qu'il y quelques années cela aurait été inconcevable.

Je répète cependant qu'il ne faut pas se percevoir comme "le responsable" de ses maladies, cela est très culpabilisant (rappelez-vous l'expression méprisante "c'est dans votre tête"). Chercher à comprendre, c'est au contraire faire preuve de compassion et d'amour envers soi-même. Admettre que nos émotions et attitudes nous font du tort, c'est se respecter, être honnête et lucide.

Prendre conscience de l'événement déclencheur n'est cependant pas suffisant, il faut aussi trouver le moyen de régler le "conflit émotif". Il y a différents moyens pour cela, seul ou avec de l'aide: Psychothérapie, mais surtout expression: par la communication avec les personnes qui sont à la source de l'émotion et le pardon des blessures, mais aussi par l'écriture, l'expression artistique, certains rituels symboliques (selon les préceptes de Jacques Salomé, voir références au bas de cette page)... Chacun doit trouver le moyen qui lui convient, et à son rythme. Une guérison en profondeur prend du temps, mais le résultat est inestimable.

Si vous désirez en savoir davantage sur la métamédecine, je vous recommande la lecture du livre suivant:

Métamédecine, la guérison à votre portée, par Claudia Rainville, Éditions FRJ, 1995