Les courses au supermarché

 





Tout comme moi, vous avez certainement déjà vécu ces situations: vous avez fait vos achats dans un grand magasin et vous arrivez aux caisses.
Quelle joie, il n'y a que deux personnes à celle-là, vous slalomez dans le dernier rayon et ouf, vous vous arrêtez derrière la deuxième personne.
C'est alors que la caissière dit à la dame devant vous: "voulez-vous bien mettre l'affiche derrière vous?"
Eh oui, cette affiche dit "fermé". Vous jetez un rapide regard à gauche et à droite, une caissière arrive à une caisse. Vous reprenez votre slalom et gentiment vous commencez à vider votre caddie, tête plongée dedans, lorsque vous entendez "non, Madame, je n'ouvre pas la caisse, il faut aller à une autre". Là, ça commence à bouillir en vous.
Une petite éclaircie à une autre caisse, vous vous y engouffrez et là une petite voix vous dit "je n'ai que 3 choses, vous voulez bien que je passe avant vous"? ça c'est la goutte qui fait déborder le vase, vous avez travaillé toute la journée et la petite vieille pensionnée avait toute sa journée pour faire ses courses, non il faut qu'elle arrive quand vous faites les vôtres et que vous êtes pressée de rentrer pour les enfants.
Deux possibilités s'offrent à vous : vous faites la généreuse parce que vous avez bon coeur mais ça vous fait râler, soit vous lui claironnez : Madame, vous avez eu la journée pour faire vos courses, moi mes enfants m'attendent.
C'est pas bien vu, mais ça calme. Une fois sur deux, je suis généreuse!
Enfin, vous déposez vos achats, tout va bien, ils passent...si vite que vous n'avez pas le temps de les ranger. Oui, la pauvre caissière doit faire passer 400 achats à l'heure, c'est véridique dans certains magasins! Vous payez avec votre carte bancaire, enfin vous essayer, impossible de mettre la main dessus, vous retournez votre porte-feuille, un oeil noir vous regarde, et hop la carte dans la machine qui...elle n'en veut pas. La caissière connait, elle frotte votre carte sur son tablier: "Madame, voulez-vous bien refaire votre code svpl?" La file s'allonge, on vous regarde comme une pestiférée, qu'à cela ne tienne, vous continuez à remplir vos sacs et caddie et vous sortez d'un pas ferme.
Vous arrivez à la voiture afin de vider le contenu de votre caddie en lieu sûr et vous n'avez pas... les clefs. Rebelote, vous retournez votre sac sur le capot, pas de clefs, elles sont...dans votre poche.
Vous rentrez à la maison en nage comme si vous aviez fait un marathon en appelant votre chéri pour vous aider à sortir les courses.
Celui-ci arrive, votre tabler sur le ventre, les mains en l'air enfarinées, et d'un air tout joyeux vous dit:
"chérie, j'ai fais des crêpes avec les enfants, tu n'auras pas besoin de préparer le repas".
Ouf, quelle bonne nouvelle! Vous déposez vos courses heureuse que le chéri vous ait épargné le repas et vous ouvrez les yeux sur votre cuisine et c'est alors... que vous découvrez le carnage: dans l'évier,il y a de la vaisselle pour huit jours, sur la table de la farine mélangée à de l'oeuf, il y en a même jusque sur les meubles et, votre cuisinière... n'a plus rien d'une cuisinière.

Il y a des jours où il vaudrait mieux ne pas se lever!
 
Maribel ©