Ode à mon lit

 



Ode à mon lit

Il y a des matins ou plus rien ne m'importe,
Je n'ai qu'une envie ne pas ouvrir ma porte.
Sous la couette je suis, ne veut quitter mon lit,
Il est depuis toujours mon seul et grand ami.

Ne pensez pas pourtant que j'aime la paresse,
Pour mon lit j'ai toujours une grande tendresse.
Il connait tout de moi, mes secrets et mes joies,
De mes plus grands chagrins et tout ce qui foudroie.

Il n'a qu'un seul défaut c'est bien la jalousie.
Seize ans durant, nous deux, nous fûmes en aphasie.
Est venu mon amour, lit il a partagé,
Depuis ce jour, foutu , je n'y puis plus rester.

Il a changé de forme, il a fait un grand trou
Du côté du plus fort, n'ai plus de garde-fou.
Je pense aux jours bénis où j'avais tout mon lit
Pour flâner et rêver lorsque j'aurai vieillit.

Maribel, le 12 février 2011